Jonas Chéreau

Né en France et vivant à Bruxelles,

Jonas Chéreau a fait des études d‘histoire et de danse.

 

Il se forme au CNDC d’Angers dans le cadre de la formation d’artiste chorégraphique élaborée par Emmanuelle Huynh. Par la suite, il prend part à Danceweb coaché par Philipp Gehmacher et Christine de Smedt lors du festival Impulstanz à Vienne. Dans ce contexte, il participe à la pièce All Cunningham, 50 Years of Dance (Flip Book) de Boris Charmatz.

 

Entre 2008 et 2017, Jonas Chéreau est interprète en France dans les pièces de Daniel Larrieu (LUX, Marche, danse de verdure, Dardanus), Fanny de Chaillé et Philippe Ramette (Passage à l’acte), Mickaël Phelippeau (Set-up), Laure Bonicel (Bad seeds), Anne Collod (Le parlement des invisibles), Jocelyn Cottencin (Monumental). En Belgique, il collabore aux projets de Sara Manente (Faire un four), de Lilia Mestre (Moving You), de Nada Gambier (Mechanics of émotion). À l’automne 2017, Jonas à participé à la reconstruction de Mauvais Genre, d’Alain Buffard, imaginée notament par Matthieu Doze et Christophe Ives. En 2018, il participe à la nouvelle création de Diederik Peeters (Apparitions) produite par l’Amicale de Production ainsi qu’au nouveau projet de Pauline Brun (Scruffy Shot).

 

En tant que chorégraphe, Jonas Chéreau a consacré la première décennie de son parcours, à l’élaboration de projets en collaboration avec différents artistes.

 

Il co-crée Nature aime à se cacher en 2011, dans le cadre des Sujets à Vifs organisés par la SACD, lors du festival d'Avignon aux côtés de l’acteur et comédien Jacques Bonnaffé, propos dansé sur Le visible est le caché de Jean-Christophe Bailly. Suite à cette rencontre, un projet intitulé Chassez le naturel mettant de nouveau en scène les deux complices a été créé au Théâtre de la Bastille, à Paris.

 

La même année, il co-signe en duo avec la danseuse et chorégraphe Madeleine Fournier, Les interprètes ne sont pas à la hauteur, pièce dans laquelle ils imaginent à la façon de « faux chercheurs » ce que pourraient être des danses macabres, genre pictural et sculptural très populaire à l’époque médiévale mais dont on ne connaît aucune transposition sur scène.

 

Sexe symbole (pour approfondir le sens du terme) qui est leur deuxième pièce ensemble, traite de la binarité du langage. Ils représentent cette opposition par le costume, l’une toute nue, l’autre tout habillé. La différence de costume devenant alors une métaphore de la différence sexuelle. Avec humour, les deux complices discutent les catégories comme le lisse et le rêche, le chaud et le froid, jusqu’à se «mélanger» en échangeant leurs vêtements ce qui va avoir pour effet de les entraîner dans une sorte de danse libératoire et jubilatoire.

 

En 2013, ils présentent la performance L’œuf ou la poule dans le cadre de « Conversation with a stranger » projet initié par Luce Goutelle, pour lequel des artistes reçoivent de façon intime des spectateurs à l’hôtel Le Berger à Bruxelles. Un film a été créé à partir de cette performance intitulé 306 Manon et réalisé par Tamara Seilman, vidéaste.

 

En 2015, ils créent SOUS-TITRE, pièce chorégraphique pour deux danseurs et un acteur/musicien, dans laquelle ils interrogent littéralement l’origine du mouvement. Sous la forme d’une pratique, chacun des performeurs observe, se questionne et laisse aller la poésie du mouvement du corps et des pensées comme si il était possible de les dissocier. De l’arrêt au mouvement, du mouvement à l’arrêt, SOUS-TITRE est une incantation à la fois réelle et absurde dans laquelle les danseurs sont d’abord agis par leur mouvement. Ce spectacle a été créé dans le cadre du Festival Next à Valenciennes et par la suite présenté notamment dans le festival des Inaccoutumés à la Ménagerie de Verre à Paris.

 

En 2016, ils créent Partout dans le cadre du projet Nomades initié par Nos lieux communs. Le projet a été entièrement conçu en extérieur et accueilli en résidence au domaine d’Abbadia à Hendaye, au jardin de l’Arquebuse à Dijon et au potager du roi à Versailles. S’inspirant de chacun des lieux et des personnes qui les habitent, Partout est à la fois une pièce in situ et transposable dans différents lieux.

 

Parallèlement, Jonas Chéreau fait partie du collectif EDA aux côtés de Maude Albertier, Sarah Pellerin-Ott. Ils créent ensemble TROIS en 2015, pièce qui s’adapte au lieu où elle est présentée et qui questionne le rapport au contexte. Ensemble, ils imaginent une nouvelle création intitulée Nos futurs, qui interroge la notion de groupe et dont la création a eu lieu au théâtre Le Quai à Angers en Janvier 2018.

 

En 2019, avec Baleine, Jonas Chéreau inaugure une nouvelle manière d’aborder la fabrication d’un objet chorégraphique, cette fois-ci en solo.